Législatives : enjeux
La vague bleue est en marche. Nicolas Sarkozy l'avait prédit. Ce qu'il n'avait pas prédit, en revanche, c'est le taux de participation catastrophique. A qui incombe-t-il ? Aux médias, assurément.
La participation à ces élections législatives va avoir du mal à dépasser les 50% (personnellement, je pense qu'une élection devrait être invalidée si elle ne dépasse pas ce seuil). Les médias se sont désintéressés des élections législatives, lassés d'une année de campagne présidentielle. Mais il est de leur devoir de nous rappeler chaque jour les enjeux de ces élections.
La faible participation aura une conséquence claire : elle va accentuer la vague bleue. Car l'électeur qui ne va pas se déplacer aux urnes est le jeune qui avait mis tous ses espoirs dans la présidentielle, celui qui votait pour la première fois, celui qui est lassé des défaites successives de la gauche. Une abstention aigue fait également monter les "petits partis". Il peut donc y avoir plus de candidats MoDem, FN et Verts que prévu.
Les Français semblent se résigner au fait que Nicolas Sarkozy aura la majorité puisque c'est ce qu'on nous dit depuis deux mois. Si la gauche avait sû se battre, si le PS n'était pas divisé entre lutte intestine et implosion, elle aurait pu créer une dynamique et ramener les citoyens aux urnes une seconde fois. Ce n'était pas le cas.
Je suis socialiste et je n'ai pas voté pour mon député et sa suppléante que je connais pourtant bien et que j'estime. Je n'ai pas voté pour eux parce qu'encore une fois, même dans une circonscription "facile", la gauche n'apporte pas les réponses. Elle se repose sur ces scrutins locaux qui lui sont généralement favorables, sur un électorat populaire (dans mon arrondissement en tout cas) qui la suit, mais ne fait pas de propositions. Je veux de propositions. La profession de fois de mon candidat était un long discours nébuleux sans idées claires, sans projet. Une demi-victoire par une demi-campagne : "Nous n'aurons pas la majorité, mais votez pour nous quand même." La profession de foi des Verts était claire, énonçait clairement ce pour quoi ils se battaient (les trois quarts des idées venaient du pacte présidentiel et auraient dû se retrouver sur le tract socialiste !).
Je suis peut-être adhérent à un parti, dont je partage les valeurs, mais je reste un citoyen libre. Et je ne veux pas donner une victoire trop confortable à la gauche de crainte qu'elle ne veuille se renouveller. Si grâce à ma modeste voix, elle se fait une petite frayeur, ne serait-ce que localement, alors peut-être aurais-je fait mon devoir de citoyen qui rêve d'un véritable projet à gauche, d'un vote d'adhésion et non d'un vote de dépit, d'un renouvellement du corpus idéologique et des idées politiques.
Il vous reste deux heures trente dans les grandes villes et une demi-heure partout ailleurs. Je vous en conjure, quel que soit le candidat que vous choisissez, allez voter, exercez votre devoir citoyen !
10/06/07 - 17:44
ben je comprends vraiment rien à ton post. On commence à dire aux autres qu'il faut aller voter contre sarko et après on dit qu'on ne vote pas pour le candidat qui se rapproche le plus de sa pensée et par conséquent donné un blanc seing à sarko...
bon moi j'ai été sans doute le plus bête, je continue à voter socialiste bien que ma candidate soit le reflet parfait de ségolène. Mais bon j'ai soutenu ségo et je soutiendrai la politique la moins à droite possible (il se pourrait qu'il y ait un duel UDF (pas le Modem) - UMP sur ma circonscription, ce sera dur pour le second tour mais je voterai UDF)
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