Bilan des premiers mois de sarkozysme
ECONOMIE :
- Nicolas Sarkozy a fait voter le "paquet fiscal" qui contient de nombreux allégements d'impôts supposés redonner du pouvoir d'achat aux français et inciter les patrons à revenir sur le territoire. Certes, la France souffre d'un gros déficit d'exportation et importe beaucoup trop, toute mesure visant à faire revenir des entreprises sur notre territoire est la bienvenue. Laissons-lui même le bénéfice du doute et essayons, de toute manière, personne depuis Giscard ne s'y est réussi. Ce qui est plus gênant c'est que la France est endettée de plus de 2 000 000 000 000 € et que redonner du pouvoir d'achat quand celui-ci augmente de 0,6% cette année est démagogique politiquement et dangereux économiquement. En effet, avec les 200 € annuels que les Français vont gagner en allégement d'impôts, achèteront-ils pour autant une maison ?
- L'industrie du textile s'effondre à cause de la montée en puissance de la Chine. La dernière industrie qui persiste tant bien que mal en France est celle du luxe. Il faut favoriser les PME pour : primo, créer des bassins d'emplois de 1000 à 2000 personnes dont on à besoin en France, secondo, favoriser la création et le maintien d'entreprises sur le territoire. En effet, ce n'est pas une PME qui risque de délocaliser en Asie ou en Amérique du Sud (du moins, les risques sont moindres). La loi sur le small-buiseness-act (le fait de réserver certains appels d'offres aux PME) est intéressante mais ne saurait compter comme seul engagement vis-à-vis des PME.
JUSTICE :
- Réforme de la carte judiciaire (avec suppression de nombreux tribunaux...), lois sur la multirécidive, lois sur les criminels sexuels... Après l'économie, c'est à la Chancellerie que le président se veut le plus actif. Malheureusement, c'est encore une fois de l'activisme forcené sans tenir compte des besoins. Ce n'est pas parce qu'il faut faire des changements au niveau de la justice qu'il faut le faire arbitrairement, sans prendre le temps de la réflexion. Encore une fois, M. Sarkozy privilégie le "faire vite" au détriment du "faire bien" et pense que tout se règle par la loi. Il s'y prend très maladroitement ainsi que Mme Dati dont les membres du cabinet s'en vont les uns après les autres...
EDUCATION :
-Peut-être la seule bonne surprise de cette rentrée. M. Darcos semble ne pas trop brusquer les syndicats et aucune grève n'est prévue malgré les nombreuses suppressions de postes. Ancien professeur, il semble connaître son sujet et pourrait peut-être battre le record d'un an qu'ont effectué ses prédécesseurs à l'Education Nationale.